Environnement

Considéré comme l’une des plus grandes réalisations techniques du 20e siècle, le Pont de la Confédération n’a pas seulement été reconnu au sein de l’industrie pour sa conception unique et ses techniques de construction novatrices. Les concepteurs et les bâtisseurs du pont ont également reçu de nombreux prix prestigieux sur le plan environnemental pour leur sensibilité et leur préoccupation du milieu ambiant.

Le pont en soi a été conçu et construit en tenant compte du milieu environnemental sensible des Maritimes. Pendant l’étape de développement du pont, Strait Crossing Development Inc. (SCDI) a travaillé avec des spécialistes des sciences de la mer afin de déterminer les zones de pêche non productives du Détroit de Northumberland. En déversant stratégiquement des matériaux de dragage dans ces zones marines au titre du programme de développement d’habitats à homards, SCDI a créé un nouveau lieu pour les homards tout en améliorant l’environnement actuel des autres crustacés, crabes nordiques et plantes marines.

SCDI ne s’est pas uniquement préoccupé de l’industrie instable des homards du Détroit de Northumberland. En collaboration avec le Service canadien de la faune du ministère de l’Environnement, SCDI a également érigé des plateformes de nidification pour les balbuzards pêcheurs en voie de disparition dans la réserve nationale de la faune de Cape Jourimain. C’est le plus important programme de conservation mis en œuvre dans la région jusqu’à maintenant.

En 1994, l’Association canadienne de la construction a décerné le Prix de la réalisation environnementale à SCDI pour avoir largement satisfait aux exigences environnementales dans sa gestion du projet du Pont de la Confédération.

Au fil du temps, l’efficacité inhérente du pont et son avantage continu pour l’environnement sont devenus apparents. À l’occasion du 10e anniversaire de la structure en 2007, Strait Crossing Bridge Limited (SCBL) a fait appel aux services des chercheurs de Jacques Whitford pour évaluer les répercussions positives du pont pour l’environnement au cours de la dernière décennie. À la suite d’une longue évaluation à l’aide d’un vaste ensemble de données historiques visant à analyser les émissions de polluants atmosphériques du pont par rapport à celle du traversier qu’il remplaçait, les chercheurs de Jacques Whitford ont conclu que :

  • l’équivalent d’une consommation de 16 millions de litres d’essence et de l’émission de 44 000 tonnes de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre est évité chaque année depuis que le Pont de la Confédération remplace le traversier Borden-Cape Tormentine;
  • les véhicules qui empruntent le Pont de la Confédération consomment un dixième de l’essence ou d’autre énergie qu’un aller en traversier nécessiterait, ce qui entraîne une baisse considérable d’émissions de gaz à effet de serre. De plus, l’élimination du temps d’attente et des véhicules en marche au ralenti lors de la traversée a réduit l’émission de polluants atmosphériques.

SCBL considère que ses efforts continus sur le plan environnemental font partie de son engagement à long terme envers la collectivité des Maritimes. En 2011, SCBL a entrepris son plus important projet de gestion environnementale depuis la construction du pont : le remplacement des 315 lumières de la structure, soit l’équivalent de 45 % de tous les besoins en énergie du pont, par un système d’éclairage DEL écoénergétique. Cette transition du sodium à haute pression à un système d’éclairage DEL devrait réduire jusqu’à 30 % la consommation d’énergie du pont!